Les agriculteurs bio interpellent la ministre de l’écologie

FnabCommuniqué de presse de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique

3 novembre 2014

Mme Royal : après Sivens, pour sauver notre climat et notre biodiversité,

l’Etat va-t-il saisir l’opportunité de la bio

pour une finalité environnementale de l’agriculture ?


Suite au drame du barrage de Sivens et à la publication de deux études scientifiques appelant à l’urgence d’une réaction pour un nouveau modèle de croissance, les agriculteurs regroupés au sein de la FNAB demandent à l’Etat d’agir enfin pour développer l’agriculture biologique sur les zones à enjeux environnementaux.

Le barrage de Sivens : un choix de l’agriculture du passé
Le projet de barrage de Sivens est un choix technique obsolète. Plutôt que de chercher à faire évoluer les systèmes de production pour tenir compte du nouveau contexte climatique, il s’agit là d’une tentative dérisoire pour maintenir coûte que coûte des logiques productives inadaptées aux évolutions en cours. Les élus du Tarn ont choisi de mettre l’argent du FEADER au service d’une vingtaine d’irrigants, ce qui va augmenter la pollution des nappes phréatiques et des eaux de surface. Ils n’ont pas choisi de mettre tout ce qui était possible pour le développement d’une agriculture biologique adaptée au territoire et à l’évolution de ses conditions pédo-climatiques.

L’urgence de l’agriculture biologique pour un modèle de croissance soutenable
Le nouveau rapport du GIEC est particulièrement alarmant sur les risques pour la sécurité alimentaire mondiale. Nous devons baisser drastiquement les émissions de gaz à effets de serres, notamment dans l’agriculture conventionnelle, grande consommatrice d’énergies carbonées (engrais, serres chauffées, mécanisation etc.). La société royale des oiseaux vient de publier ce jour une étude qui constate la perte de 421 millions d’oiseaux disparus en Europe depuis 30 ans, les scientifiques appellent de nouveaux schémas de développement agricole pour enrayer l’hécatombe.
Climat, biodiversité, qualité de l’eau, de l’air… Madame Royal, sur toutes ces zones à enjeux, c’est votre décision qui sera significative du choix du gouvernement, soit l’irrigation au profit de quelques uns soit l’agriculture biologique au profit du bien commun. Votre responsabilité est grande et nous, producteurs bio, demandons des décisions à la hauteur de l’attende des citoyens.