Pas de recette miracle avec le gaz de schiste et le charbon pour garantir l’approvisionnement énergétique

LES VERTS logoCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bruxelles, le 28 mai 2014

Commentant les propositions présentées aujourd’hui sur la sécurité énergétique par le Commissaire européen à l’énergie, Monsieur Oettinger, Rebecca HARMS, coprésidente des Verts/ALE, a déclaré:

«La crise en Ukraine souligne à nouveau la nécessité de développer une stratégie européenne afin de garantir notre approvisionnement en énergie et de réduire notre dépendance face aux importations de combustibles fossiles. En tant que Verts, nous soutenons depuis longtemps une politique européenne ambitieuse pour une énergie sûre, respectueuse de l’environnement et abordable. Nous avons besoin d’objectifs contraignants et de stratégies ambitieuses concernant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. La transition énergétique ne fonctionnera qu’à condition que les États-membres agissent de façon concertée. Ce serait non seulement un projet d’avenir pour l’UE, mais également une impulsion importante pour notre économie.  

«Ce que propose le Commissaire Oettinger n’a, bien au contraire, rien à voir avec nos idées sur l’innovation et un renouveau énergétique. Au lieu de miser sur les renouvelables, il ne fait qu’un toilettage de l’ancienne recette composée du gaz de schiste, du charbon et du nucléaire. Ce projet rétrograde n’a rien à voir avec l’innovation. En dépit de la récente reconnaissance de la nécessité de réduire la consommation énergétique pour réduire notre dépendance face aux importations d’énergie, notamment celles venant de la Russie, les propositions du Commissaire Oettinger auront comme conséquence de bloquer une stratégie énergétique durable pour l’Union européenne.»

Le porte-parole vert sur l’énergie Claude TURMES a ajouté:

«Bien qu’il faille se féliciter du fait que la Commission prévoit un certain nombre de projets d’infrastructures gaziers, projets très importants dans le contexte actuel de l’Ukraine, les propositions restent cependant trop faibles en ce qui concerne le contrôle stratégique du réseau gazier et les infrastructures de stockage. Le stockage de gaz, qui est actuellement une activité purement commerciale, doit être correctement réglementé pour renforcer la sécurité énergétique. D’un point de vue stratégique, l’Union européenne doit imposer des règles au secteur privé de l’énergie et notamment aux acteurs privés russes.”

«Les propositions concernant les énergies renouvelables et le réseau d’électricité sont particulièrement décevantes. L’expansion rapide de l’énergie éolienne et de l’énergie hydraulique dans la région de la mer Baltique serait une mesure importante pour renforcer la sécurité énergétique dans les pays baltes et en Pologne. Il en va de même pour le Sud-Est de l’Europe et cela aura également comme conséquence non seulement de libérer la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie de l’extorsion russe mais aussi de donner une perspective concrète d’approvisionnement en énergie domestique dans les pays des Balkans durement touchés par les conditions météorologiques.»