Afterres 2050 – un scénario soutenable pour l’agriculture et l’utilisation des terres en France

Alimenterre 2050Rapport complet

Afterres2050 représente un scénario soutenable pour l’agriculture et l’utilisation des terres en France à l’horizon 2050. Il a été construit par Solagro, entreprise associative qui réunit des experts, des agriculteurs et des citoyens. Il a pour but de préparer une transition perçue par la société comme une évolution positive ou un défi, et non comme une contrainte. Afterres2050 se veut désirable, crédible, compréhensible.

Car la transition ne se décrète pas !

Des changements importants…

Afterres2050 s’inscrit dans une triple transition : nutritionnelle, agricole et énergétique. Le scénario diffère de la situation actuelle par les points majeurs suivants :

– forte réduction des intrants (azote, énergie, phytosanitaires) pour les productions végétales ;

– modification profonde des productions animales avec une diversification des élevages bovins permettant de maintenir les prairies naturelles tout en réduisant fortement les émissions de méthane ;

– des agrosystèmes complexes reposant sur des sols riches et vivants ;

– des exploitations diversifiées qui s’engagent dans la production de qualité (bio, AOC, label rouge) et qui répondent aux besoins locaux ;

– une division par deux des émissions de gaz à effet de serre ;

– le maintien d’une place importante de la France dans la sécurité alimentaire mondiale dans le respect des paysanneries du monde.

… mais réalistes

Afterres2050 n’est pas, pour les agriculteurs engagés dans l’agroécologie, un scénario irréaliste. Pour eux, les obstacles à la généralisation de leurs pratiques ne sont pas principalement techniques. Les difficultés sont ailleurs. En particulier dans le déverrouillage du système en place.  Mais la théorie sur les transitions socio-techniques montrent comment, à partir de pressions exercées par le contexte (changement climatique, risques sanitaires,…), les innovations restreintes au départ à des niches de « pionniers » se diffusent vers l’extérieur et font évoluer le système dominant par hybridation.

Les agriculteurs pionniers de l’agroécologie, les élus qui favorisent l’utilisation de produits locaux et bio dans la restauration collective, les consommateurs qui ont déjà modifié leurs profils alimentaires et leurs modes d’approvisionnement doivent se regrouper et se renforcer.  Pour l’heure, une des priorités est d’accompagner les agriculteurs catalyseurs du changement. Mais il conviendra de travailler simultanément et en coordination avec les acteurs en amont et en aval de l’agriculture : fourniture d’intrants, valorisation et commercialisation distinctive des productions.

 

Creuser le sujet :

– Voir le rapport complet

– Etude, Transition agroécologique : comment dépasser les obstacles à la diffusion des pratiques ?, 2013

– Information, Produire autrement – L’agronomie est prête … mais pas seule, 2013

– Tiré-à-part Alternatives économiques, Transition agricole et alimentaire – des alternatives pour nourrir le monde, 2013