Répression sanglante à Kiev : les député-e-s écologistes soutiennent la diplomatie française et appellent l’Union européenne à prendre ses responsabilités

logo_groupe_ecologiste_webCommuniqué de presse du groupe Ecologiste de l’Assemblée nationale, à l’initiative de Danielle AUROI

Paris, le 20 février 2014

Les député-e-s écologistes condamnent toutes les violences et suivent avec une grande inquiétude les événements dramatiques qui se déroulent sous nos yeux en Ukraine.
Le groupe écologiste salue les initiatives diplomatiques française, allemande et polonaise et les actions menées dans l’urgence afin d’amener le pouvoir ukrainien à faire cesser la répression violente et criminelle dans laquelle il s’est engagé.

Pour parvenir à la paix civile à Kiev, toutes les mesures dissuasives doivent être mobilisées, notamment un embargo sur les outils de répression utilisés par un régime discrédité, ainsi que les sanctions ciblées envers les responsables politiques qui mènent la répression.
Nous assurons Laurent Fabius, actuellement à Kiev, de notre confiance et de notre soutien et formulons le souhait que l’ensemble des parlementaires français, quelles que soient les appartenances politiques, se rassemble et évite les polémiques stériles et indécentes.
Mais aucune sortie durable de la crise ne sera possible sans que l’Union Européenne prenne ses responsabilités.

L’heure est venue pour l’Europe de définir une politique cohérente vis-à-vis des pays situés aux frontières de l’Union : la conclusion de mécanismes de coopération renforcée suppose tout à la fois une plus grande ouverture aux citoyens de ces pays, et une action déterminée contre les privations de libertés et la corruption. Nous appelons ainsi l’UE à adopter des mécanismes d’interdiction de l’entrée sur son territoire pour les responsables liés à la corruption et aux violations des droits humains et de gel de leurs comptes bancaires et leurs biens immobiliers.

L’heure est également venue pour l’Europe de parler d’une seule voix, et d’affirmer face à la brutalité du régime de Poutine une exigence commune. L’indispensable dialogue avec la Russie ne peut être le fruit d’une somme de stratégies diplomatiques différentes dictées par des intérêts nationaux : elle est de la responsabilité d’une Europe cohérente, qui ne tergiverse pas sur ses valeurs.