Question écrite n° 102972 – Publiée au Journal Officiel le 21 février 2017 – Union européenne – politiques communautaires – droit du travail. Pologne. respect

Texte de la question

Mme Danielle Auroi alerte M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur les conditions de travail indignes des employées nord-coréennes d’une entreprise polonaise fabricant des salades de fruits importées en France et distribuées par les grandes entreprises de la restauration collective. De plus, ces aliments sont fortement soupçonnés de contenir un additif alimentaire interdit, car dangereux pour la santé des consommateurs. Travail pendant 12 heures, salaire de misère, déplacements surveillés, passeports retirés, ces conditions de travail ont été rapportées dans une enquête du journal Le Monde publiée le 4 février 2017. Les ouvrières nord-coréennes ont été envoyées par PyongYang pour introduire des devises dans le pays. L’agence intermédiaire qui les emploie prélève 70 % de leur salaire. De leur bon comportement, dépend la survie de leurs familles restées en Corée du Nord. De plus, l’entreprise polonaise se barricade derrière des palissades et caméras de surveillance et n’emploie plus de personnels locaux. Elle lui demande comment faire cesser ce type de traitement dégradant au sein de l’Union européenne et comment mieux contrôler la toxicité des produits importés.