Examen du rapport d’information sur le soutien public au thermalisme

Danielle 080616Le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) a inscrit à son programme de travail une évaluation du soutien public au thermalisme.

En tant que membre du groupe de travail constitué à cette occasion, j’ai assisté le mercredi 8 juin dernier à la présentation d’un rapport d’information issu de ces travaux par Jeanine Dubié et Dominique Dord.

La parution de ce rapport semble d’autant plus importante que le renouvellement de la Convention collective nationale du thermalisme, qui lie les établissements thermaux et les organismes d’Assurance maladie, doit être discuté au cours de l’année 2017.

Cet examen a tout d’abord permis de constater une croissance modérée du secteur du thermalisme, et de rappeler son importance en termes d’activité économique, et d’attractivité des territoires, souvent ruraux.

A travers les nombreuses propositions exposées, ce rapport souligne la nécessité de promouvoir les stations thermales auprès de curistes étrangers, par la création d’un label européen de qualité des soins inspiré du label Aquacert. Je n’ai pas manqué de saluer cette proposition.

J’ai par ailleurs pu rappeler combien il me parait indispensable que la médecine thermale, comme alternative aux prescriptions médicamenteuses, soit valorisée à sa juste valeur.

Les effets bénéfiques des cures thermales en matière de prévention du vieillissement et de maladies chroniques sont désormais bien connus. J’ai à cet égard pu souligner leur efficacité en matière de thérapie post-cancers et post-radiothérapies en citant notamment l’exemple de la Bourboule, station pilote en la matière.

Si à l’issue de la rédaction de ce rapport, il apparaît que la situation économique du thermalisme demeure fragile aux yeux des rapporteurs, il permet néanmoins de conclure que le secteur peut connaître un renouveau par la diversification des services rendus, en développant par exemple comme en Auvergne des « stations pleine santé ».

Nous devons ainsi encourager les pouvoirs publics à envisager le thermalisme dans une approche plus large de santé publique qui concilie à la fois bien-être et médicalisation.

Pour voir l’intégralité du Comité d’évaluation et de contrôle : soutien public au thermalisme du 8 juin 2016, avec l’intervention de Danielle AUROI, cliquez ICI