AMISOL : quand le fils se cache derrière son père…

amisol42 ans après la fermeture de l’usine clermontoise AMISOL, manufacture de matelas, tresses et bourrelets à base d’amiante, les anciennes salariées et victimes attendent toujours le procès, malgré 20 ans de procédures et une plainte, pour avoir été exposées sans aucune protection au matériau cancérigène dans cette usine surnommée le « bagne blanc », contre le dernier dirigeant Claude CHOPIN.

En février 2015, ce dernier obtenait un non-lieu, cassé ce lundi 6 juin 2016 par la Cour de Cassation. Claude CHOPIN avait tenté de se défausser sur son père Maurice CHOPIN, décédé, et qui dirigeait l’usine AMISOL jusqu’en juin 1974, date à laquelle il confiait la présidence de la manufacture à son fils, six mois avant la liquidation judiciaire  de la société.

Pour la Cour de Cassation, la responsabilité, même pour une durée limitée, n’empêche pas au chef d’établissement et employeur de respecter constamment la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité et a la charge  de mettre en œuvre les mesures de protection.

Etant depuis le début aux cotés des ouvrières d’Amisol et ayant soutenu les premières démarches de Josette ROUDAIRE, ancienne ouvrière de la manufacture, Danielle AUROI espère qu’au tribunal correctionnel, Monsieur CHOPIN assumera son statut de PDG et payera ses erreurs car aujourd’hui la quasi-totalité des anciennes ouvrières sont malades ou décédées.

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